Son idéalisme inné s'accordait mal avec la vie moderne.
Pour lui, les titres et les honneurs n'avaient aucun sens.
Par principe, il n'accepterait ni offrirait désormais aucun cadeau.
But absurde et coûteux: obtenir un diplôme universitaire.
Ce monde d'abstraction, de sécurité et d'abondance matérielle dans lequel il se sentait coupé de la vraie pulsation de la vie.
Libre de s'immerger dans l'expérience à l'état brut.
Proche du coeur sauvage de la vie.
De ces gens qui pensent qu'il ne faut rien posséder hormis ce que l'on peut porter sur soi.
La liberté et la beauté simple de cette vie.
Contre la bêtise endémique du mode de vie de l'Américain moyen.
Pénible bagage émotionnel qui accompagne l'intimité humaine, l'amitié.
Rien n'est plus nuisible à l'esprit aventureux d'un homme qu'un avenir assuré. Le noyau central de l'esprit vivant d'un homme, c'est sa passion pour l'aventure.
La chasteté et la pureté morale étaient des qualités auxquelles il réfléchissait longuement et souvent.
Ses aspirations étaient trop puissantes pour être comblées par un simple contact humain.
Perspective d'une rencontre directe avec la nature, avec le cosmos lui-même.
Quand je disais quelque chose, il voulait en savoir plus, il me demandait ce que je voulais dire exactement, ce qui me faisait penser ceci ou cela.
Il n'y avait rien d'autre à faire que de souffrir philosophiquement.
Il croyait que la réussite venait entièrement du mental, qu'il suffisait de mobiliser toute l'énergie disponible.
Il prenait à coeur les injustices de la vie.
La carrière est une invention avilissante du vingtième siècle.
Conscience sociale hyperdéveloppée.
Chris trouvait que la richesse était honteuse, corruptrice et donc mauvaise.
Chris jugeait les artistes non d'après leur vie mais d'après leurs oeuvres.
Aversion pour l'argent et pour la consommation ostentatoire.
Jeune et passionné. Ses considérations, argumentées avec une logique très personnelle, portaient sur la Terre entière.
Il ne voulait rien voir qui rappelait la civilisation.
Liberté ultime. Etre un extrêmiste. Un voyageur esthète dont le domicile est la route. La bataille décisive pour tuer l'être faux à l'intérieur de soi et conclure victorieusement le pélerinage spirituel. Il ne sera plus empoisonné par la civilisation qu'il fuit et il marche seul pour se perdre dans la nature.







